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Les sanctions encourues pour vente puff mineur sanction, amende, contravention et interdiction de vente, sont prévues par la législation applicable depuis février 2025. Chaque professionnel doit identifier clairement ses obligations, les règles de vente et les risques réels en cas d’infraction.
La loi vente puff et cigarette électronique aux mineurs
Depuis le 26 février 2025, le cadre a changé sur deux points distincts. D’un côté, la cigarette électronique jetable, souvent appelée puff, fait l’objet d’une interdiction de vente pour tous. De l’autre, l’interdiction de vente aux mineurs continue de s’appliquer à l’ensemble des produits de vapotage, qu’ils soient nicotinés ou non : l’ âge légal d’achat reste fixé à 18 ans.
Autrement dit, la sanction ne vise pas seulement la vente à un mineur. Elle peut aussi concerner la mise sur le marché d’un produit désormais prohibé pour tout public. Selon la nature de l’infraction, l’ amende peut atteindre 100 000 €.

Qui a le droit de vendre des cigarettes électroniques ?
La question qui a le droit de vendre des cigarettes électroniques appelle une réponse simple : les boutiques spécialisées, les buralistes et les sites de vente en ligne peuvent proposer des e-cigarettes rechargeables, à condition de respecter la réglementation. La loi vente cigarette électronique impose notamment un contrôle de majorité pour toute vente de vape ou d’ e-liquide.
Cette obligation existe depuis l’ordonnance n° 2016-623 du 19 mai 2016, prise dans le cadre du code de la santé publique. En pratique sur ce type de matériel, tout vendeur doit vérifier l’âge en cas de doute. Le refus de vente devient alors une obligation légale.
Le même principe vaut pour la distribution à distance. Les plateformes en ligne restent concernées par l’ interdiction de vente aux mineurs et doivent mettre en place un contrôle d’âge effectif, faute de quoi l’infraction peut être retenue.
Puffs jetables interdites depuis février 2025
Depuis la loi n° 2025-175 du 24 février 2025, les puffs préremplies non rechargeables ne peuvent plus être commercialisées. L’article L3513-5-1 instaure une interdiction de vente totale sur l’ensemble du territoire français, y compris à Wallis-et-Futuna.
Cette interdiction ne vise pas seulement l’acte de vente. Elle couvre aussi l’offre gratuite, la détention en vue de vendre et plus largement la mise à disposition de ces dispositifs. À l’inverse, les modèles rechargeables restent autorisés pour les majeurs, sous réserve du respect de la réglementation applicable aux produits de vapotage.
La distinction est donc nette : la cigarette électronique jetable est interdite pour tous, tandis que les dispositifs rechargeables restent soumis à l’ âge légal d’achat.
Quels produits nicotinés sont concernés par l’interdiction ?
Elle s’étend à l’ensemble des produits de vapotage, avec ou sans nicotine, dès lors qu’ils sont destinés à la vape.
- E-cigarettes rechargeables : batteries, box, mods et autres dispositifs électroniques de vapotage.
- E-liquides nicotinés et sans nicotine : du 0 mg/ml jusqu’à 20 mg/ml maximum, avec des flacons de 10 ml maximum pour les recharges nicotinées.
- Cartouches et clearomiseurs : préremplis ou rechargeables, avec un volume maximal de 2 ml pour les réservoirs concernés.
- Accessoires : résistances, chargeurs et composants destinés à un usage de vapotage.
En cas de non-respect, le professionnel s’expose à une sanction pénale pouvant prendre la forme d’une contravention ou d’une autre peine prévue par le code de la santé publique, selon la situation retenue.
Sanctions et amendes pour vente de puff à un mineur
Depuis 2025, deux cadres de législation coexistent. Le premier concerne l’ interdiction de vente des puffs jetables, désormais prohibées pour tous. Le second vise la vente de produits de vapotage à un mineur, avec des sanctions propres à la protection de la santé publique.
Un vendeur qui propose une puff interdite à un client mineur s’expose donc à plusieurs qualifications d’ infraction, avec une amende qui varie selon la nature de la violation constatée.
Amende pour vente de puff jetable interdite
La sanction la plus lourde découle d’abord de l’interdiction générale des puffs jetables. Toute mise en vente, distribution ou offre gratuite d’une puff préremplie non rechargeable est sanctionnée d’une amende pouvant atteindre 100 000 € au titre de l’article L3513-5 du Code de la santé publique.
- Première infraction : jusqu’à 100 000 € d’ amende, applicable depuis le 26 février 2025.
- Récidive : plafond porté à 200 000 €.
- Mesure complémentaire : une suspension temporaire de l’activité commerciale peut s’ajouter selon les circonstances.
Cette règle vaut pour tous les circuits de vente : magasin physique, buraliste ou site en ligne. À l’inverse d’autres produits de vape, la puff jetable est interdite quel que soit l’âge de l’acheteur.
Contravention pour vente d’e-liquide ou de vape à un mineur
Pour les produits de vape encore autorisés, e-cigarettes rechargeables, cartouches, accessoires, e-liquide nicotiné ou non, la vente à un mineur suit le même principe que pour les produits du tabac : il s’agit d’une contravention de 4e classe. Le montant est de 135 € au tarif normal, avec une majoration possible jusqu’à 750 €.
Le défaut de vérification de l’ âge légal est sanctionné séparément : 1 500 € d’ amende et un avertissement, même sans vente effectivement conclue avec un mineur.
L’offre gratuite d’un produit nicotiné à un mineur suit le même régime : la gratuité n’efface ni l’ infraction ni la sanction.
Les articles R3515-5 et R3515-6 du Code de la santé publique, en vigueur depuis le 29 juin 2025, précisent ces modalités.
| Type d’infraction | Base légale | Amende maximale |
| Vente de puff jetable (tout acheteur) | Art. L3513-5 CSP | 100 000 € (200 000 € en récidive) |
| Vente de produit de vapotage à un mineur | Art. R3515-6 CSP | 750 € (135 € tarif normal) |
| Absence de contrôle d’âge | Art. R3515-5 CSP | 1 500 € + avertissement |
| Offre gratuite à un mineur | Art. L3513-5 CSP | Mêmes sanctions que la vente |
Le mineur acheteur risque-t-il une sanction ?
Non. En l’état actuel de la législation française, seul le vendeur engage sa responsabilité pénale : le mineur qui achète ou détient une puff, des e-cigarettes ou un e-liquide n’encourt pas de sanction directe. Dès qu’une transaction est constatée, les poursuites visent le commerçant, pas l’acheteur.
L’ âge légal reste fixé à 18 ans, d’abord relevé pour le tabac et les produits du tabac par la loi Bachelot du 21 juillet 2009, puis étendu aux produits de vapotage et aux e-cigarettes depuis 2016.
Consommation de puff chez le mineur : risques et réalité
Malgré l’interdiction de vente aux moins de 18 ans, l’enquête ESCAPAD 2022 indique que 56,9 % des jeunes de 17 ans ont déjà expérimenté des produits de vapotage. Ce niveau d’usage aide à comprendre pourquoi la législation s’est durcie autour de la puff, plus largement des e-cigarettes et de chaque e-liquide destiné au vapotage.

Comment un mineur peut-il avoir accès à une puff ?
La consommation de puff chez les mineurs reste une réalité, même quand la vente est interdite. En pratique sur ce type de matériel, l’accès passe surtout par des contournements simples : achat via un majeur, commande sur des sites peu contrôlés, ou circulation du produit dans l’entourage.
Le format jetable, les arômes sucrés ou fruités et la visibilité sur les réseaux sociaux renforcent l’attrait de ces produits de vapotage chez un public mineur. Les situations le plus souvent constatées sont les suivantes :
- Achat via un majeur : un adulte achète la puff à la place du mineur et contourne le contrôle d’âge appliqué chez les débitants ou en boutique.
- Vente en ligne insuffisamment vérifiée : certains sites, notamment étrangers, ne mettent pas en place de contrôle d’âge réellement bloquant au moment de la commande.
- Environnement familial exposé au tabac : l’usage est plus fréquent lorsqu’un parent fume (28 %), et davantage encore lorsque les deux parents fument (41 %).
Depuis février 2025, l’interdiction de vente des puffs jetables cherche à réduire l’accès à la source, complétée par des contrôles renforcés chez les débitants et des obligations d’affichage.
Quels sont les risques sanitaires d’une puff nicotinée pour un jeune ?
Une puff nicotinée n’est pas un produit anodin pour un organisme en développement. Les sels de nicotine sont absorbés rapidement et provoquent moins d’irritation à l’inhalation, ce qui facilite l’initiation puis l’installation d’une dépendance nicotinée.
- Atteinte neurologique : la nicotine perturbe la maturation des circuits cérébraux liés à l’attention, à la mémoire et au contrôle des impulsions chez le mineur.
- Passerelle vers le tabac : l’usage précoce d’un produit nicotiné est associé à un risque plus élevé de bascule vers la cigarette classique, à l’inverse des objectifs de santé publique.
- Dépendance comportementale : même sans nicotine, la puff peut installer des automatismes gestuels et psychologiques qui préparent l’usage d’autres produits nicotinés.
- Irritations respiratoires : propylène glycol, glycérine végétale et arômes peuvent irriter les voies respiratoires, surtout chez un organisme en développement.
Un encadrement renforcé des e-cigarettes et de l’e-liquide est envisagé pour 2026.
Obligations du vendeur et comment signaler une infraction
La législation impose des règles précises à tout professionnel qui vend des produits de vapotage. Ce cadre du code de la santé publique protège les mineurs et expose le vendeur à une infraction, une sanction ou une amende en cas de manquement.
Obligations légales du vendeur face à un mineur
Pour éviter tout signalement vente puff mineur, le commerçant doit respecter des obligations claires. Elles concernent tous les dispositifs et produits de vapotage, y compris chaque puff, dès lors qu’un doute existe sur l’âge de l’acheteur.
- Contrôle d’identité : demander une carte d’identité ou un passeport en cours de validité si la majorité n’est pas certaine, pour tout produit lié au vapotage.
- Refus de vente obligatoire : l’interdiction de vente s’applique dès que l’acheteur ne peut pas prouver sa majorité, que le produit soit vendu ou remis à titre gratuit (art. L. 3512-2-1 du code de la santé publique).
- Affichage réglementaire : placer de façon visible les affichettes rappelant l’interdiction de vente aux mineurs, conformément à l’article D. 3512-9-1 du code de la santé publique.
Les commerces peuvent faire l’objet de contrôles inopinés. Une vente à un mineur constitue une infraction documentée, et le simple défaut de vérification de l’âge peut déjà entraîner une amende de 1 500 €.
Comment dénoncer la vente de puff à un mineur ?
Les obligations vendeur puff mineur étant définies par le code de la santé publique, un manquement peut être signalé à plusieurs autorités. Une plainte peut être déposée au commissariat, avec un ticket de caisse comme élément de preuve. Les douanes peuvent aussi être saisies, notamment lorsqu’un débitant ou un commerce lié au tabac est en infraction. Un signalement au préfet permet enfin de demander des contrôles ciblés dans une zone donnée.
Quelles autorités contrôlent le respect de ces interdictions ?
La DGCCRF peut constater une infraction et dresser procès-verbal dans tout point de vente commercialisant des dispositifs de vapotage. La police municipale peut également intervenir, notamment près des établissements scolaires, dans une logique de protection des mineurs. Toute violation constatée sera sanctionnée lorsqu’un agent habilité la relève lors d’un contrôle.
L’exemple du Québec, avec 92 % de respect en 2017 grâce à des contrôles réguliers chez les débitants, montre qu’une application suivie de la législation améliore concrètement le respect des règles de santé publique.
Foire aux questions
Est-il possible de vendre une puff à un mineur en France ?
Non. Depuis le 26 février 2025, les puffs jetables préremplies sont interdites à la vente en France, quel que soit l’âge de l’acheteur, en application de la loi n° 2025-175.
À cela s’ajoute une règle plus large du code de la santé publique : depuis 2016, la vente de tout produit de vapotage à un mineur est interdite, qu’il s’agisse d’e-cigarettes rechargeables, d’e-liquides ou d’autres produits liés au tabac et à la nicotine. Même une remise gratuite peut être retenue comme une infraction et entraîner une sanction.
Que risque un vendeur qui commercialise une puff jetable en 2025 ?
La vente d’une puff jetable préremplie est interdite. Le vendeur s’expose à une amende pouvant atteindre 100 000 €, portée à 200 000 € en cas de récidive.
Si l’opération concerne aussi un mineur, une contravention de 4e classe peut se cumuler : jusqu’à 750 € supplémentaires au titre de cette infraction. Selon la gravité des faits, une autre sanction peut aussi s’ajouter, comme une suspension temporaire d’activité commerciale.
Comment signaler un commerce qui vend des puffs à des mineurs ?
Plusieurs voies existent. Un dépôt de plainte au commissariat, avec un ticket de caisse ou tout autre élément utile, reste souvent la démarche la plus directe.
Les Douanes peuvent aussi être saisies, notamment lorsqu’il s’agit de buralistes ou de débitants de tabac. En complément, un signalement au préfet peut aider à déclencher des contrôles ciblés, et la DGCCRF peut constater l’infraction dans un point de vente d’e-cigarettes ou dans un autre commerce concerné.