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Savoir précisément où est interdite la cigarette électronique conditionne chaque déplacement, en France comme à l’étranger.
Dans quels pays la cigarette électronique est-elle interdite ?
Plus de 40 pays interdisent la vente de cigarettes électroniques. Selon la réglementation locale, l’interdiction peut aussi concerner l’importation, la possession ou l’usage.

Les interdictions de la vape les plus strictes
Dans plusieurs pays d’Asie et d’Amérique latine, la cigarette électronique est totalement interdite : la vente, l’importation et l’usage personnel peuvent être sanctionnés. La Thaïlande figure parmi les destinations les plus sévères, avec des appareils susceptibles d’être saisis dès l’arrivée, même pour un usage personnel. Singapour applique une interdiction similaire depuis 2018, tandis que certains pays européens encadrent la vape sans l’interdire.
- Thaïlande : interdiction depuis 2014, importation interdite même pour usage personnel, appareils confisqués dès l’arrivée, peines pouvant atteindre 10 ans de prison et environ 2 800 euros d’amende pour simple possession ou usage.
- Singapour : interdiction totale depuis 2018 portant sur la possession, l’usage et l’importation, avec des amendes allant jusqu’à 2 000 dollars singapouriens pour possession ou usage et jusqu’à 10 000 dollars singapouriens pour importation.
- Vietnam : interdiction totale depuis janvier 2025, couvrant l’usage personnel et toutes les activités commerciales liées à la vape, avec des peines pouvant atteindre 15 ans de prison pour les activités commerciales.
L’Inde a banni la cigarette électronique en 2019, et le Brésil en 2009. Le Mexique interdit l’achat, la vente et l’importation depuis mai 2022, avec une extension aux importations personnelles depuis janvier 2026. Le Kazakhstan a rejoint cette liste en juin 2024, puis les Maldives en novembre 2024. Consultez la liste des pays interdisant la cigarette électronique pour connaître les sanctions et les conseils de voyage associés.
| Pays | Interdiction depuis | Actes visés | Sanction maximale |
| Thaïlande | 2014 | Vente, importation, possession, usage | 10 ans de prison / ~2 800 € |
| Singapour | 2018 | Possession, usage, importation | 10 000 SGD / 6 mois de prison |
| Vietnam | Janvier 2025 | Usage, vente, activités commerciales | 15 ans de prison |
| Inde | 2019 | Usage, possession, importation | 1 an de prison / ~1 200 USD |
| Brésil | 2009 | Vente, distribution | Amendes et saisie |
| Mexique | 2022 / 2026 | Achat, vente, importation | Jusqu’à 12 000 USD |
| Maldives | Novembre 2024 | Usage, possession, vente | Amendes et confiscation |
Hong Kong applique une interdiction totale, distincte de la réglementation de la Chine continentale.
Distinguer l’usage, la possession et l’importation
Certains pays prohibent la vente sans sanctionner l’usage, alors que Singapour et la Thaïlande ciblent aussi la possession et l’importation. En Inde, par exemple, la détention d’un appareil peut déjà exposer à des poursuites pénales.
La réglementation peut prévoir d’autres restrictions selon le règlement intérieur ou la nature de l’établissement.
Pourquoi certains pays interdisent la vape
Les raisons d’une interdiction nationale varient selon le contexte. Santé publique, poids économique du tabac, usages détournés ou considérations culturelles : chaque pays avance ses propres arguments pour justifier une réglementation restrictive.
Les sanctions selon la législation locale
Les sanctions dépendent de la législation locale et de la nature de l’infraction. À ce jour, 32 pays interdisent la cigarette électronique sous une forme ou une autre. Les peines varient selon l’usage personnel, l’importation ou l’activité commerciale.
- Thaïlande : un touriste a déjà été emprisonné pour l’usage de sa cigarette électronique. La possession seule peut entraîner des poursuites, jusqu’à 10 ans de prison et environ 2 800 euros d’amende.
- Vietnam : l’usage personnel est passible d’une amende pouvant atteindre 2 millions de dongs, soit environ 78 USD. Les activités commerciales exposent à une amende allant jusqu’à 3 milliards de dongs ou à 15 ans de prison.
- Mexique : depuis janvier 2026, l’importation de tout matériel de vape, même pour un usage strictement personnel, peut être sanctionnée par une amende allant jusqu’à 12 000 dollars et une possible détention.
Dans l’État malaisien de Selangor, l’utilisation d’une cigarette électronique dans un lieu non autorisé peut entraîner jusqu’à 2 000 euros d’amende et deux ans de prison, avec confiscation du matériel. En Inde, la possession peut conduire à un an de prison et à une amende d’environ 1 200 dollars américains. Un équipement légal en France peut donc exposer à de lourdes poursuites dès le passage dans un pays où la cigarette électronique est interdite.
Santé publique et protection des jeunes
La cigarette électronique est interdite dans certains pays en raison de l’incertitude persistante sur ses effets à long terme. Plusieurs gouvernements estiment que les données disponibles ne suffisent pas à garantir l’innocuité du vapotage et appliquent le principe de précaution. Les arômes sucrés et les emballages colorés sont aussi présentés comme des facteurs d’attractivité pour les mineurs, ce qui renforce les restrictions.
Dans plusieurs pays d’Asie, les recettes liées au tabac pèsent fortement dans les finances publiques : la vape est alors perçue comme une menace pour ces revenus. Les usages détournés, notamment la consommation de THC avec des dispositifs de vapotage, ont également conduit certains gouvernements à durcir l’interdiction. Le Qatar, Oman et les Maldives invoquent enfin des motifs culturels ou religieux pour encadrer les substances jugées addictives, indépendamment du débat scientifique sur le tabagisme et ses alternatives.
Où vapoter est interdit en France
En France, la réglementation du vapotage dans les lieux collectifs repose notamment sur l’article L3513-6 du Code de la santé publique. Ce texte interdit explicitement l’usage de la cigarette électronique dans les établissements scolaires, les lieux accueillant des mineurs, les transports collectifs fermés ainsi que les espaces de travail fermés et couverts à usage collectif. Pour consulter le texte intégral et identifier précisément les lieux où la cigarette électronique est interdite, Légifrance constitue la référence officielle.

La législation dans les lieux collectifs
La législation française distingue deux situations. Dans certains lieux, l’interdiction de fumer et vapoter s’applique directement, sans décision particulière du responsable. Dans d’autres, le gestionnaire peut choisir d’interdire le vapotage. Les lieux publics fermés à usage collectif soumis à une interdiction légale directe n’admettent aucune dérogation. Pour les espaces de travail collectifs, cette règle s’applique depuis le 1er octobre 2017.
- Établissements scolaires : écoles, collèges, lycées, universités et centres de formation des apprentis sont entièrement concernés. L’interdiction vaut pour les personnels comme pour les espaces extérieurs de l’établissement.
- Lieux accueillant des mineurs : les espaces destinés à l’accueil, à la formation, à l’hébergement ou à la pratique sportive des mineurs sont concernés, qu’ils soient publics ou privés.
- Transports collectifs fermés : bus, trains, métros et autres moyens de transport collectif fermés sont interdits au vapotage depuis le 1er octobre 2017. La règle s’applique dès la montée dans le véhicule.
- Lieux de travail collectifs fermés et couverts : bureaux partagés, open spaces, salles de réunion et ateliers collectifs fermés et couverts sont soumis à l’interdiction. Les bureaux individuels accessibles à plusieurs personnes sont également concernés.
La vente ou l’offre gratuite de produits de vapotage aux mineurs de moins de 18 ans est aussi interdite sur l’ensemble du territoire. Le vendeur encourt une amende de 4e classe de 135 euros, majorable jusqu’à 750 euros. Vapoter dans un lieu interdit expose à une amende de 2e classe de 35 euros, avec une majoration possible jusqu’à 750 euros. Pour consulter un aperçu complet des lieux où il est interdit de vapoter en France, y compris les règles applicables depuis juillet 2025, une ressource dédiée détaille les nouveaux espaces extérieurs concernés.
Le responsable d’un lieu soumis à l’interdiction légale doit afficher la signalisation réglementaire. L’absence d’affichage constitue une infraction distincte, passible d’une amende pouvant atteindre 450 euros. À l’inverse, les lieux publics fermés à usage collectif qui ne relèvent pas de l’interdiction directe, restaurants, cafés, discothèques, centres commerciaux ou hôtels, peuvent interdire le vapotage par règlement intérieur. L’absence d’affichage ou de règlement ne vaut toutefois pas autorisation automatique.
Les règles dans les commerces et les hôtels
Dans les restaurants, cafés, hôtels et centres commerciaux, la loi n’impose pas automatiquement l’interdiction de fumer et vapoter lorsqu’il s’agit de l’usage d’une cigarette électronique. Selon votre profil de vapoteur, consultez le règlement intérieur ou demandez l’accord du responsable avant de vapoter. Une affiche, un pictogramme ou une mention dans le règlement intérieur suffit à rendre l’interdiction opposable.
La mise en vente, la distribution ou l’offre gratuite de puffs non rechargeables préremplies est interdite depuis le 26 février 2025, y compris sur internet, avec des amendes pouvant atteindre 100 000 euros. Les établissements de santé ne sont pas automatiquement concernés par l’interdiction légale spécifique au vapotage. Leur responsable peut toutefois interdire la cigarette électronique par décision interne ou par règlement applicable à l’ensemble du site.
Plages et interdiction de fumer depuis 2025
Depuis juillet 2025, l’interdiction de fumer du tabac s’étend à de nouveaux espaces extérieurs en France. Les parcs, jardins publics, plages et abords des établissements scolaires, dans un rayon de 10 mètres, sont désormais concernés. Cette évolution interroge les utilisateurs de cigarette électronique : la même réglementation s’applique-t-elle au vapotage dans ces lieux ?

Le tabac dans les espaces extérieurs
La mesure entrée en vigueur en juillet 2025 vise le tabac dans les espaces extérieurs désignés. Les parcs, jardins publics, plages et périmètres de 10 mètres autour des établissements scolaires constituent désormais des zones sans tabac, indépendamment de toute décision municipale. Cette extension participe à la lutte nationale contre le tabagisme dans les lieux fréquentés par les enfants et les familles.
- Parcs et jardins publics : l’interdiction de fumer du tabac s’applique de plein droit depuis juillet 2025 dans ces espaces. Aucun arrêté local n’est nécessaire pour les cigarettes classiques.
- Plages : les plages sont visées par la mesure nationale. Certaines communes avaient toutefois anticipé cette évolution grâce à des arrêtés municipaux adoptés avant 2025.
- Abords des écoles : le périmètre de 10 mètres autour des établissements scolaires est soumis à l’interdiction de fumer. Le vapotage y est déjà interdit à l’intérieur de ces établissements, conformément à l’article L3513-6.
- Autres espaces extérieurs : les abribus et les espaces extérieurs appartenant à des équipements publics peuvent aussi être concernés par des arrêtés locaux propres à chaque collectivité.
Ces espaces publics « sans tabac » relèvent de la réglementation nationale. Les collectivités peuvent néanmoins adopter des restrictions plus strictes, ce qui explique les différences entre les villes, les communes touristiques et les équipements publics. Avant de vapoter avec une cigarette électronique, consultez les panneaux affichés et les arrêtés municipaux applicables au lieu concerné.
La cigarette électronique reste-t-elle autorisée
L’extension de l’interdiction de fumer aux espaces extérieurs ne concerne pas automatiquement la cigarette électronique. Un texte national ou une décision locale explicite est nécessaire pour interdire le vapotage dans les mêmes espaces publics. Ainsi, un parc ou des plages classés en zone sans tabac n’interdisent pas forcément la vape, sauf si un arrêté municipal ou un panneau spécifique le précise.
À l’étranger, la distinction entre interdiction de fumer et interdiction de vapoter est souvent moins nette. En Espagne, le vapotage est interdit dans de nombreux espaces publics ainsi que sur plusieurs plages touristiques, avec des amendes pouvant atteindre 2 000 euros. En Croatie, les restrictions concernent des lieux publics intérieurs et extérieurs, avec des amendes annoncées entre 70 et 280 euros. Ces exemples montrent que les règles varient fortement selon les pays : le régime applicable au tabac peut différer de celui qui encadre la cigarette électronique selon la destination.
Voyager avec sa cigarette électronique sans risque
Voyager avec une cigarette électronique implique de respecter deux niveaux de règles : celles des compagnies aériennes et des autorités de sécurité pour le transport en avion, puis celles du pays de destination concernant l’importation et l’usage. Une vape correctement rangée en cabine peut pourtant être confisquée à l’arrivée si la législation locale interdit sa possession. Pour connaître la réglementation de la vape en avion, un guide complet détaille les obligations à respecter.
Transporter sa vape en avion
L’appareil, les pods rechargeables et toutes les batteries au lithium, intégrées ou amovibles, doivent voyager en bagage cabine, jamais en soute. Cette règle prévient les risques d’échauffement et d’activation accidentelle pendant le vol. Éteignez et verrouillez la vape avant le décollage, puis rangez-la dans un étui rigide afin de la protéger des chocs dans les transports aériens.
- Batteries de rechange : deux accus maximum par passager, chacun protégé dans un étui isolant. Les accus amovibles doivent être retirés de l’appareil et rangés séparément, jamais en vrac dans un sac.
- Interdiction de vapoter à bord : l’usage de la cigarette électronique est strictement interdit dès l’entrée dans l’appareil, pendant l’attente au sol et jusqu’à la sortie. La vapeur peut déclencher une alerte avec les détecteurs de cabine.
- Recharge à bord interdite : la recharge via un port USB de siège ou une batterie externe est également interdite, car elle augmente le risque de surchauffe des batteries au lithium pendant le vol.
- Étui rigide recommandé : un étui rigide limite les chocs et réduit le risque d’activation accidentelle, notamment lors des manipulations en cabine.
Les e-liquides transportés en cabine suivent la réglementation générale sur les liquides : flacons de 100 ml maximum, placés dans un sac plastique transparent refermable d’une capacité d’un litre. Les flacons de plus de 100 ml peuvent voyager en soute dans un contenant hermétique pour limiter les fuites. En revanche, les batteries au lithium ne doivent jamais y être placées. Ces deux règles sont distinctes.
Préparer les e-liquides et batteries
La baisse de pression en cabine dilate l’air présent dans le réservoir, ce qui peut pousser le liquide à travers les joints ou les entrées d’air. Pour un réservoir de 5 ml, laissez environ 2 ml d’espace libre avant le décollage afin de compenser cet effet. Fermez la bague d’arrivée d’air et vérifiez l’état des joints toriques avant l’embarquement pour réduire le risque de fuite.
Chaque flacon d’e-liquide doit être rangé séparément, avec du papier absorbant, dans un sachet hermétique, y compris lorsqu’il est destiné à la soute. Une résistance en bon état et un coton correctement saturé absorbent mieux la poussée liée à la dilatation de l’air. Un amorçage propre quelques minutes avant le vol aide aussi à limiter ce phénomène. Voyager avec un réservoir vide ou semi-vide reste la solution la plus simple.
Vérifier le pays de destination
Même lorsque le transport aérien est autorisé, l’entrée du matériel dépend de la législation locale. Dans les pays où la vape est interdite, notamment en Thaïlande, à Singapour, au Vietnam, en Inde, au Brésil ou au Mexique, transporter sa cigarette électronique est fortement déconseillé, même dans un bagage cabine correctement préparé. Les douanes peuvent saisir l’appareil et engager des poursuites sur place.
La Turquie présente une situation intermédiaire : la vente de cigarettes électroniques et d’e-liquides y est interdite, tandis que la possession et l’usage personnel sont généralement tolérés. Aux Émirats arabes unis, l’usage est autorisé selon des règles comparables à celles du tabac dans les lieux publics, mais des confiscations peuvent survenir dans certains aéroports hors de Dubaï. Le risque dépend donc du lieu et du contexte.
Des alternatives légales existent dans les destinations où la vape est interdite : patchs nicotiniques, gommes à mâcher ou inhalateurs permettent de remplacer la cigarette électronique sans risque de confiscation ou de poursuites. Si les e-liquides sans nicotine sont autorisés dans le pays d’arrivée, cette option peut être envisagée selon votre profil de vapoteur. Consultez les sites gouvernementaux du pays concerné avant le départ afin de vérifier les règles applicables.
Foire aux questions
Quels sont les pays où la cigarette électronique est totalement interdite ?
Plus de 40 pays interdisent la vente, l’importation ou la possession de cigarettes électroniques. Les législations les plus strictes concernent notamment la Thaïlande (depuis 2014), Singapour (depuis 2018), le Vietnam (depuis janvier 2025), l’Inde (depuis 2019), le Brésil (depuis 2009) et le Mexique (depuis 2022). Le Cambodge, le Qatar, Oman, le Kazakhstan, les Maldives, Hong Kong, l’Argentine, l’Uruguay, le Venezuela, Brunei et la Colombie appliquent également des interdictions qui couvrent tout ou partie de ces actes.
Où est-il interdit de vapoter en France ?
En France, le vapotage est interdit dans les établissements scolaires : écoles, collèges, lycées, universités et CFA. La règle s’applique aussi aux lieux accueillant des mineurs, aux transports collectifs fermés, bus, métros et trains, depuis le 1er octobre 2017, ainsi qu’aux espaces de travail fermés et couverts à usage collectif.
Dans les restaurants, cafés, hôtels, discothèques et centres commerciaux, vapoter reste autorisé par défaut. Le responsable des lieux peut toutefois l’interdire dans le règlement intérieur. L’usage dans un lieu interdit expose à une amende de 35 euros. Celle-ci peut être majorée jusqu’à 750 euros.
L’interdiction de fumer dans les parcs et sur les plages depuis juillet 2025 concerne-t-elle aussi la cigarette électronique ?
Non, pas automatiquement. Depuis juillet 2025, l’interdiction de fumer du tabac s’applique dans les parcs, les jardins publics, les plages et dans un rayon de 10 mètres autour des établissements scolaires. Cette mesure vise spécifiquement le tabac.
Pour que l’interdiction concerne aussi la cigarette électronique dans ces espaces publics, une décision locale ou municipale explicite est nécessaire. Avant d’utiliser votre vape sur place, vérifiez donc les panneaux affichés et les arrêtés en vigueur.