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La loi cigarette electronique mineur encadre strictement l’accès aux produits de vapotage en France : âge légal, interdictions de vente, lieux prohibés et sanctions. En 2025, les restrictions portent sur l’âge légal, les puffs et les obligations des vendeurs : voici ce que la loi prévoit concrètement pour la loi vape mineurs.
Quel âge minimum pour acheter une cigarette électronique ?
En France, l’achat d’une cigarette électronique, d’un liquide, d’un accessoire ou de tout autre produit lié au vapotage est réservé aux majeurs. Il faut donc avoir 18 ans révolus pour acheter une cigarette électronique. Ce cadre relève du droit français et s’inscrit dans la législation issue de la transposition de la directive européenne sur les produits du tabac en 2016.

À quel âge peut-on utiliser une cigarette électronique sans nicotine ?
Le point prête souvent à confusion. Pourtant, une cigarette électronique mineur n’est pas autorisée, même sans nicotine. L’interdiction concerne aussi bien un e-liquide à 0 mg/ml qu’un flacon nicotiné, car la règle porte sur l’ensemble des dispositifs électroniques de vapotage et de leurs consommables.
- E-liquides sans nicotine : interdits à la vente aux mineurs, même à 0 mg/ml.
- E-liquides avec nicotine : mêmes règles, dès lors que le liquide est nicotiné.
- Batteries, box, mods, clearomiseurs et cartouches : tout matériel destiné à cet usage est concerné.
- Dispositifs jetables : les puffs sont interdites à la vente depuis le 26 février 2025, quel que soit l’âge de l’acheteur.
Obligations légales des vendeurs face aux mineurs
L’age minimum vapotage légal impose une obligation claire au commerçant. Selon l’article L3513-5 du code de la santé publique, il est interdit de vendre ou d’offrir gratuitement un produit de vape à un mineur. La règle vaut en boutique, chez un buraliste et à distance.
- Contrôle de l’âge : en cas de doute, une pièce d’identité doit être demandée.
- Refus de vente : le professionnel doit refuser la transaction si le client n’est pas majeur.
- Offre gratuite : elle est soumise à la même interdiction que la vente.
- Responsabilité : en cas d’infraction, c’est le vendeur qui répond pénalement.
En cas de manquement à l’une ou l’autre de ces obligations, le commerçant risque une amende de 4e classe : 135 euros, pouvant aller jusqu’à 750 euros selon la procédure.
Pourquoi l’âge minimum vapotage légal est-il fixé à 18 ans ?
Cette limite vise d’abord à protéger les jeunes. La nicotine peut entraîner une dépendance plus rapide à cet âge, et les données restent encore suivies sur les effets à long terme de la cigarette électronique chez les non-fumeurs. Ce type de produit a été pensé pour la réduction des risques chez l’adulte fumeur, pas pour initier un public mineur à la vape.
Le cadre posé par le droit français réserve donc ces produits aux majeurs. Il cherche à éviter l’entrée des plus jeunes dans le vapotage, qu’il s’agisse d’un dispositif rechargeable, d’un e-liquide ou d’une première démarche d’achat d’une cigarette électronique.
Puffs et cigarette électronique jetable : quelle loi en 2025 ?
La loi n° 2025-175 du 24 février 2025 change nettement le cadre applicable à ce type de produit. Depuis le 26 février 2025, la détention en vue de la vente, la distribution et l’offre gratuite de puffs préremplies non rechargeables sont interdites sur l’ensemble du territoire français, y compris à Wallis-et-Futuna.

Quel âge pour fumer la puff et pourquoi les puffs sont-elles interdites ?
Depuis le 26 février 2025, la vente de puffs jetables non rechargeables est interdite quel que soit l’acheteur. Pour les autres produits de vapotage, l’âge légal reste fixé à 18 ans.
Trois motifs reviennent dans le débat public. D’abord, une puff jetable peut correspondre en moyenne à 40 cigarettes sur le plan de l’apport nicotiné, avec des sels de nicotine à absorption rapide. Ensuite, ce produit génère un impact environnemental important. Enfin, sa présentation et certains arômes sucrés ou fruités ont été jugés particulièrement attractifs pour les mineurs, ce qui ne correspond pas aux besoins d’un fumeur cherchant une alternative au tabac.
Sanctions liées à la vente de puffs aux mineurs
Même lorsqu’il ne s’agit pas d’un mineur, la vente d’une puff jetable expose le commerçant à une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 €, sur le fondement de l’ article L3513-5 du code de la santé publique.
Pour les autres références, le cadre reste distinct. L’e-cigarette rechargeable, la cartouche rechargeable et le liquide autorisé à la vente restent permis : 20 mg/ml maximum pour le e-liquide nicotiné, avec une interdiction de vente aux mineurs toujours applicable, comme indiqué sur la composition de l’e-liquide.
| Produit | Statut légal (2025) | Âge minimum | Sanction max. vendeur |
| Puff jetable préremplie | Interdite à la vente | Interdit pour tous | 100 000 € |
| E-cigarette rechargeable | Autorisée | 18 ans | 750 € (vente mineur) |
| E-liquide nicotiné (≤ 20 mg/ml) | Autorisé | 18 ans | 750 € (vente mineur) |
| E-liquide sans nicotine (0 mg/ml) | Autorisé | 18 ans | 750 € (vente mineur) |
| Cartouche rechargeable | Autorisée | 18 ans | 750 € (vente mineur) |
Nouvelles restrictions prévues pour vapoter en 2026
Pour 2026, plusieurs évolutions sont à l’étude. Les consultations de l’ANSES et de la Haute Autorité de Santé évoquent une baisse possible du taux de nicotine autorisé dans le e-liquide, une limitation de certains arômes fruités et un emballage neutre pour les flacons. Ces pistes restent à ce stade en évaluation et pourraient modifier sensiblement l’offre disponible selon votre profil de vapoteur.
D’autres débats portent sur les lieux où il serait encore possible de vapoter. L’extension de l’interdiction à certains espaces publics extérieurs est envisagée, en complément des zones sans tabac en vigueur depuis le 1er juillet 2025, comme les parcs, les plages et les abords d’écoles. Selon les tabacologues, un durcissement trop rapide pourrait aussi compliquer l’usage de la e-cigarette chez certains anciens fumeurs.
Où est-il interdit de vapoter en France ?
L’ interdiction de vapoter repose sur l’ article L3513-5 du Code de la santé publique. Ce texte encadre l’usage de la cigarette électronique dans plusieurs lieux fermés et couverts, partout en France. L’objectif est clair : protéger la santé publique, notamment dans les espaces fréquentés par les jeunes.
Interdiction de vapoter dans les établissements scolaires et lieux pour mineurs
Dans les établissements scolaires et les structures qui accueillent un mineur, la règle ne laisse pas de place au doute. L’âge ou la présence de nicotine ne change rien : il est interdit d’utiliser une cigarette électronique, quel que soit le type de produit. Il faut donc bien distinguer l’usage privé de ces lieux protégés.
Sont concernés les écoles, collèges, lycées, centres de formation, internats et structures d’ hébergement des mineurs. Le même principe s’applique aux espaces sportifs encadrés et aux transports collectifs fermés. Qu’il s’agisse d’une e-cigarette discrète ou d’un modèle plus puissant, la règle reste identique : ne pas vapoter sur place.
- Écoles, collèges, lycées : vapotage interdit dans l’enceinte et dans tous les espaces couverts.
- Universités et CFA : application de l’interdiction dans les parties fermées accessibles au public ou constituant des lieux de travail.
- Structures d’accueil de jeunes : internats, centres de loisirs et lieux d’ hébergement des mineurs sont concernés.
- Transports collectifs : bus scolaires, trains, métros et autres lieux fermés et couverts n’autorisent pas le vapotage.
Sanctions applicables au vapotage dans les lieux interdits
Une personne qui choisit d’ utiliser une cigarette électronique dans un lieu où cela est prohibé commet une infraction. Connaître la règle évite une sanction immédiate.
La contravention prévue pour l’usager est de 35 euros, avec majoration possible jusqu’à 150 euros. Le responsable du lieu qui n’affiche pas la signalisation obligatoire risque, de son côté, une amende pouvant aller jusqu’à 450 euros. Dès que le règlement intérieur l’impose dans un lieu ouvert au public, il devient aussi interdit d’utiliser une cigarette électronique, même hors des cas explicitement listés par la loi.
Foire aux questions
Peut-on acheter une cigarette électronique sans nicotine avant 18 ans ?
Non. L’achat d’une cigarette électronique avant 18 ans reste interdit, qu’il s’agisse d’une cigarette électronique, d’une e-cigarette, d’un liquide sans nicotine, d’un liquide nicotiné ou d’un autre produit lié au vapotage. La vente est réservée aux majeurs au nom de la santé publique, et le vendeur peut demander une pièce d’identité avant de valider l’achat.
Quelles sont les sanctions pour un vendeur qui vend une puff ou un e-liquide à un mineur ?
La loi interdit la vente de tout produit de vapotage à un mineur. En cas d’infraction, le commerçant risque une amende de 4e classe : 135 € au tarif normal, avec une majoration possible jusqu’à 750 €. Pour les puffs jetables, la mise en vente ou la distribution peut entraîner une amende allant jusqu’à 100 000 €, y compris en dehors de la question du mineur. En revanche, le mineur acheteur n’encourt pas de sanction prévue pour cet usage.
Où est-il interdit de vapoter en France en 2025 ?
Le vapotage est interdit dans les établissements scolaires, dans les lieux accueillant des mineurs, dans les transports collectifs fermés et dans les lieux de travail couverts à usage collectif. Le cadre légal repose sur l’article L3513-5 du code de la santé publique.
Depuis le 1er juillet 2025, certains espaces extérieurs comme les parcs, les plages ou les abords d’école sont visés par des restrictions sur le tabac. Pour vapoter, il faut donc vérifier la signalisation locale : l’interdiction de fumer ne s’étend pas automatiquement à la cigarette électronique. Dans les cafés et restaurants, c’est le règlement intérieur fixé par l’exploitant qui détermine si la cigarette électronique est autorisée.
Le texte officiel est disponible sur Legifrance : vente e-cigarette mineur.